samedi 31 mai 2014

Choisir

« Nous qui avons vécu dans les camps de concentration, 

gardons un souvenir ému de ces hommes qui allaient
et venaient dans les baraques,
réconfortant les autres, 
donnant leur derniers morceaux de pain.


Ils étaient peu nombreux, 


Mais ils suffisent à faire la preuve qu'un homme
peut être privé de tout sauf d'une chose : 


la dernière de ses libertés, 


la liberté de choisir sa propre attitude quelles que soient les circonstances, 


La liberté de choisir sa propre voie. » 


Viktor Emil FRANKL (1905-1997)

 

lundi 26 mai 2014

Triste score


 Je suis déçu de découvrir ce matin le triste record de l'extrême droite en France : un tiers des eurodéputés français seront FN !


L’abstention de 57% (pratiquement le même taux qu'en 2004 et inférieur aux 59,4 % de 2009) n'explique sans doute pas tout. Je trouve dommageable ce type de vote que je perçois - à tort ou à raison - comme ego-centré ou alimenté par la peur. 



Je trouve ainsi "étonnant" que des enfants, petits-enfants ou arrière-petits enfants d'immigrés vote pour un parti qui véhicule de manière (de plus en plus masquée toutefois) un mouvement de rejet voire de haine pour ceux qui sont différents... probablement par méconnaissance.

Je ne suis pas militant mais suis toutefois satisfait d'avoir pris le temps de me déplacer pour voter avant de rejoindre l'Institut de Sophrologie de Rennes et Ricardo Lopez & Claudia Sanchez hier matin...

Lâcher prise, de J Kabat Zinn

« Vous disposez d’un moyen pour mesurer votre degré d’engagement : 
êtes-vous capable d’éteindre vos téléphones pendant que vous méditez ?
Ce simple geste peut vous procurer une profonde paix.
Etre chez soi et en soi en ces moments là est déjà une façon de lâcher ».



J. Kabat-Zinn « 100 expériences de pleine conscience », 
extraits choisis du livre « Au cœur de la tourmente, la pleine conscience »

mercredi 21 mai 2014

Extase

(...)
"Tout à coup, Dea, se dégageant de l'embrassement de Gwynplaine, se souleva. 
Elle appuyait ses deux mains sur son coeur, comme pour l'empêcher de se déranger.

Qu'est−ce que j'ai ? dit−elle. 
J'ai quelque chose. La joie, cela étouffe. Ce n'est rien. C'est bon. 
En reparaissant, ô mon Gwynplaine, tu m'as donné un coup. Un coup de bonheur
Tout le ciel qui vous entre dans le cœur, c'est un enivrement. 
Toi absent, je me sentais expirer. La vraie vie qui s'en allait, tu me l'as rendue. J'ai eu en moi comme un déchirement, le déchirement des ténèbres, et j'ai senti monter la vie, une vie ardente, une vie de fièvre et de délices. 

C'est extraordinaire, cette vie−là, que tu viens de me donner. Elle est si céleste qu'on souffre un peu. C'est comme si l'âme grandissait et avait de la peine à tenir dans notre corps.
Cette vie des séraphins, cette plénitude, elle reflue jusqu'à ma tête, et me pénètre. 
J'ai comme un battement d'ailes dans la poitrine. Je me sens étrange, mais bien heureuse. 
Gwynplaine, tu m'as ressuscitée.
Elle rougit, puis pâlit, puis rougit encore, et tomba.

Hélas! dit Ursus, tu l'as tuée.
Gwynplaine étendit les bras vers Dea. L'angoisse suprême survenant dans la suprême extase, quel choc! Il fût lui−même tombé, s'il n'eût eu à la soutenir.
Dea! cria−t−il frémissant, qu'est−ce que tu as?
Rien, dit−elle. Je t'aime."


Victor HUGO, L'homme qui rit, 1868

jeudi 15 mai 2014

Tu seras un homme mon fils

Poème paru en 1910 en Angleterre et traduit en 1918 par André Maurois sous le titre 
"Tu seras un homme mon fils".

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
                            Tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard Kipling a écrit ce poème pour son fils unique John, alors âgé de douze ans, en 1910. Ce dernier périra en 1915 lors de la guerre 1914-18, âgé d’à peine dix-sept ans. Drame culpabilisant pour l’auteur qui l’avait un peu encouragé dans ce choix militaire alors qu’il avait été réformé pour cause de myopie.

lundi 12 mai 2014

La loi du Bouddha

Un moine commente à un poète la loi du Bouddha :

- Ne pas commettre le mal, faire le bien.


Le poète n'est pas satisfait :

- Même un enfant de huit ans sait cela.


Le moine rectifie :

- Même un vieillard de quatre-vingt ans 

n'est pas capable de le mettre en pratique.


Oui, la perfection n'est pas de ce monde 

et nous méritons tous 

d'être aimés pour qui nous sommes, 

simplement, humainement !

Pascal

mardi 6 mai 2014

La beauté des rêves

« L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves. »
Eleanor Roosvelt

dimanche 4 mai 2014

Apprivoiser

(...)
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. 

Et quand l'heure du départ fut proche : 

- Ah! dit le renard... je pleurerai
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise... 
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! Dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors, tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.



.../...


Antoine de St-Exupéry


Jeu du soir

Petite improvisation suite à ce post dans le groupe Facebook "Motards du 35"... Je dirais plus "se planter" ...