lundi 17 juin 2019

Jeu du soir

Petite improvisation suite à ce post dans le groupe Facebook "Motards du 35"...



Je dirais plus "se planter"

Sans vouloir ramener ma #fraise, parce que ce n'est pas trop mes #oignons, c'est un coup à tomber ds les #pommes, même si ce ne serait pas la fin des #haricots !

Et sa bécane risque de ne plus valoir une #cacahuète. 
Si c'est une grosse #légume, il peut avoir assez d'#oseille et en profiter pour s'en acheter une autre. 
Mais, s'il n'a plus un #radis, il va falloir qu'il coupe la #poire en deux ou qu'il fasse le #poireau, sans trop se prendre le #chou, pour être SDS*. 

En espérant qu'il ne termine pas dans le panier à #salade, ou pire, qu'il mange les #pissenlits par les #racines, tout ça pour avoir appuyé sur le #champignon, enfin façon de parler, car c'est un peu des #salades et je risque de faire #chou blanc, voire me prendre une #châtaigne en pleine #poire, un truc à avoir une tête de #chou, moi qui a un cœur d'#artichaut, et que, bonne #poire, ce n'était que pour se fendre la #pêche, histoire d'avoir la #banane (mais on peut préférer la #patate)  😊✌ 

*SDS : pour "Sac de Sable", désigne le passager arrière du motard

samedi 6 avril 2019

Mémoriser

Cela peut intéresser certains d'entre vous :

Un Mnémoniste, vous enseigne tous ses trucs pour optimiser votre Mémoire et en faire une alliée pour la Vie.

 Mémo'Camp

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Il s'agit ici de la formation en ligne sur ce sujet la plus complète que je connaisse ! 
C'est un investissement qui vous servira toute votre vie 🙂

Des vidéos, webinaires, ressources - Jouez et testez-vous !

J'ai eu le plaisir de rencontrer Vincent, un rennais, et le recommande volontiers depuis des années.

vendredi 1 mars 2019

Le présent : un cadeau libérateur

Seul le présent existe

«À l’instar de la lune qui n’émet pas sa propre lumière mais peut seulement refléter la lumière du soleil, le passé et le futur ne sont que deux pâles reflets de la lumière du pouvoir et de la réalité qu’est l’éternel présent. Leur réalité est emprunté au présent.»


Eckhart TOLLE, Le pouvoir du moment présent.

Le passé n’est en effet que le souvenir d’anciens moments présents. Le futur qu’une hypothèse projetée  dans le présent.

Le temps passé et futur, est une construction mentale à l’origine de la souffrance psychologique.

Il est important de développer des compétences de pleine présence à l’instant.

Cela peut être réalisé dans des activités quotidiennes, facilité par certains loisirs, comme le jardinage pour certains, la plupart des sports pour d’autres, etc. Éprouvé à travers l’art (en tant qu’acteur ou spectateur), la contemplation de la nature, l’amour du beau. Ou simplement des activités de routines avec cette intention d’être pleinement présent.

Il est possible de développer pas à pas ces compétences. Je peux aussi vous guider pour cela, à l’aide d’apprentissages progressifs et adaptés, autour d’approches méditatives.

www.gautierpascal.fr - tél. 06.77.13.66.32

lundi 24 décembre 2018

C'était mieux avant... Les français, pessimistes champions du monde

Le monde de 2018 est probablement le meilleur des mondes ayant existé. Augmentation de l’espérance de vie, éradication des maladies, baisse des homicides… Statistiquement, jamais l’humanité ne s’est aussi bien portée.

La France est un pays admiré à l’étranger pour sa gastronomie, son système de santé et son équipe de foot. Pourtant, d’après un sondage annuel sur la confiance dans l’avenir, les Français sont régulièrement dans le peloton de tête des peuples les plus pessimistes quant à l’avenir, loin derrière le Nigéria (72 % ont confiance en l’avenir), l’Inde (65 %) et bien d’autres.

« En général, les pays les plus avancés sont dans le bas du classement, assure Yves de Montbron, secrétaire de la Ligue des Optimistes de France. Le monde va beaucoup mieux maintenant et on ne s’en rend pas compte. C’est ce qu’on appelle l’habituation hédonique. On veut une maison plus grande, une meilleure voiture et une fois qu’on les possède, on n’y prête plus attention. Nos grands-parents auraient adoré vivre à notre époque ! »

La situation s’est considérablement améliorée
Il suffit de faire une petite recherche pour trouver des statistiques corroborant le fait que la planète de 2018 est plus agréable que celle du siècle dernier. Avec les progrès de la médecine, on sait maintenant traiter la plupart des maladies et prendre les mesures adéquates pour contenir l’expansion de virus mortels. Sans remonter au Moyen-Âge, rien que ces dernières décennies, la situation s’est considérablement améliorée.

La mortalité infantile, c’est-à-dire le nombre d’enfants qui meurent avant l’âge d’un an, a diminué drastiquement, passant de 6,5 % à 2,9 % ces 17 dernières années selon les données de la Banque mondiale.

En France aussi la situation ne cesse de progresser, passant de 2,4 % en 1960 à moins de 0,4 % depuis 2003. Les maladies mortelles ou invalidantes, comme la variole, la maladie du ver de Guinée, la polio et le pian, sont éteintes ou en bonne voie de disparition.

Pourquoi est-ce que l’on ne se rend plus compte que les choses évoluent dans le bon sens ? L’ambiance pessimiste en France peut être liée en partie au système scolaire : « On y met en évidence les erreurs plutôt que les progrès, explique Yves de Montbron. L’héritage de Descartes, pour qui tout doit être rationnel et pris avec prudence, est encore très présent dans notre pays. »

Des biais qui déforment la réalité
Stefano Palminteri est chercheur au laboratoire de neurosciences cognitives et computationnelles à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Il étudie les biais cognitifs, c’est-à-dire les filtres que l’on applique inconsciemment face à la réalité – et qui la déforment. Il a constaté que « plus nous sommes acteurs des décisions prises pour nous-même, plus nous tendons à être optimistes ».

« Puisque de façon générale les journaux télévisés relaient des informations négatives, nous n’avons pas d’attente neutre lorsque nous sommes devant le JT, analyse le chercheur. Nos attentes d’avoir de mauvaises nouvelles vont être plus ou moins confirmées. Avec le biais de confirmation, nous donnons plus de poids aux informations qui confirment nos attentes. Du coup, les JTs peuvent contribuer à créer un cercle vicieux qui nous amène à croire à un monde dominé par les mauvaises nouvelles. » Les médias d’actualité parlent, par définition, de ce qu’il se passe sur le temps court, alors que les bonnes nouvelles arrivent sur le temps long.

Plus grande stabilité politique
Au niveau politique, ces 200 dernières années, le nombre de démocraties n’a eu de cesse d’augmenter – pour atteindre son niveau le plus haut ces dernières années. De plus en plus d’États renoncent à la peine de mort. Dernier exemple : la Guinée, en décembre 2017. Parallèlement à cette stabilité politique, la grande pauvreté baisse et l’espérance de vie augmente dans le monde.

Pour les femmes, l’avenir est plus brillant aussi, dans le monde et en Europe. Et le changement arrive en ce moment même : le pourcentage de femmes terminant l’école primaire est passé de 78,5 % en 2000 à 89,3 % en 2016. Au sein de l’Union européenne, l’écart de salaire entre les hommes et les femmes s’est réduit ces trente dernières années. De quoi être optimiste, non ? 

« En France, on associe le pessimisme à une forme de lucidité intelligente, indique Yves de Montbron. Les optimistes, eux, passent pour des bisounous, des naïfs, des utopistes. Or, toutes les grandes avancées sociétales et technologiques ont été portées par des utopistes, des frères Wright à Martin Luther King ou de Steve Jobs à Nelson Mandela. »

Stefano Palminteri compare les biais cognitifs à des illusions d’optique : « On ne peut rien faire contre cette illusion. Si on connaît le truc, on peut se forcer à corriger cette illusion, mais il en restera toujours quelque chose. »

Se concentrer sur les actions que l’on peut faire
Sans nier les problèmes écologiques ni les nouveaux problèmes sanitaires qui apparaissent, les chercheurs conseillent de prendre du recul sur toutes les mauvaises nouvelles que l’on entend à longueur de journée.

Pour Yves de Montbron, « un optimiste moderne adopte une attitude qui consiste à observer le monde de manière positive et active. Il se concentre sur les actions qu’il peut faire, et ça commence par son état mental. Un optimiste qui agit ira toujours plus loin que deux pessimistes qui restent assis à récriminer. »

Source : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/38564/reader/reader.html?t=1542993103183#!preferred/1/package/38564/pub/55841/page/6

mercredi 14 novembre 2018

Les 5 pièges du bonheur. Beauté, argent, pouvoir, célébrité, sexe

« Après la parution de mon premier livre, Heureux comme un Danois, dans lequel j’analysais pourquoi les Danois se sentent appartenir au peuple le plus heureux du monde, j’ai poursuivi mes recherches que j’ai commencées en réalité il y a plus de vingt ans sur le grand mystère qu’est le bonheur. 

J’ai eu la chance, à l’occasion de mes voyages, mes investigations et de mes conférences, de rencontrer beaucoup de gens pour en discuter – des spécialistes passionnants, des journalistes, des chefs d’entreprise confrontés au bien-être de leurs collaborateurs au travail, mais aussi des gens comme vous et moi qui se posent des questions pour améliorer leur vie. 
Et il m’est apparu au fil du chemin que cinq obsessions revenaient régulièrement dans les échanges : la beauté, l’argent, le pouvoir, la célébrité et le sexe
Durant une conversation où les convives avaient cité spontanément, comme incarnation du bonheur, des personnes riches, belles, célèbres, influentes, aux mœurs très libérées, ou lors de ma discussion avec un jeune homme à l’aéroport, ces cinq éléments surgissaient comme autant de solutions miracles dans la quête du bonheur.

Il m’a donc semblé utile, voire urgent dans le contexte actuel, de mener l’enquête. Le quarante-cinquième président des États-Unis n’incarne-t-il pas le triomphe de l’argent, du pouvoir et de la célébrité créée de toutes pièces par les médias et les réseaux sociaux ?

Aujourd’hui, plus de 50 % de jeunes entre quatorze et dix-huit ans ont comme premier rêve d’être célèbre, sans autre motivation que la célébrité. 

61% des Français affirment « manquer d’argent pour être tout à fait heureux », et 94 % des Américains adhèrent à l’idée selon laquelle « l’argent rend heureux ».

La soif de pouvoir pousse les gens dans une course infernale au « succès » sans même en comprendre le sens, mais en mettant en péril leur santé à la fois mentale et physique. 

Avec, de surcroît, une obsession pour la beauté et le sexe… 
En effet, seulement 2% de femmes se sentent belles, et chaque année, les chirurgiens plasticiens « retouchent » des dizaines de millions de personnes. 
Et le sexe est souvent cité comme l’une des premières sources de « bonheur », mais aujourd’hui plus de 60 % des jeunes font leur éducation sur les sites pornographiques avec une dissociation totale entre sentiments et sexe.

On peut légitimement se demander où ces « rêves » sont en train de conduire le monde, et s’il est vrai qu’une fois réalisés, ils assurent « le Bonheur ».

J’ai décidé d’aller voir de plus près si ces cinq ingrédients – beauté, argent, pouvoir, célébrité et sexe – permettent oui ou non un accès rapide à une vie heureuse. 
Pour faire la part des choses entre illusion et réalité. Pour comprendre si « la vie rêvée des autres » est bien celle qu’on croit. Pour appréhender, aussi, comment profiter des plaisirs de la vie sans qu’ils finissent par nous faire du mal, et remettre en lumière les ressorts profonds de notre bien-être.

Il n’est pas question de porter ici un jugement sur le choix libre de chacun à vivre selon ses envies, et encore moins de condamner les rêves, les ambitions ou les plaisirs, mais d’étudier comment on les inclut dans nos vies. 
Allons voir, un à un, ce que ces cinq éléments peuvent vraiment apporter ou prendre à nos vies, comment les positionner dans notre existence pour en tirer le meilleur et éviter le pire.

Le bonheur est évidemment un sujet complexe, intime, inépuisable

Dans ce livre, je me permets de partager, en toute simplicité, des pistes tirées de ma propre expérience. Elles pourront aider ceux qui le souhaitent à construire une base solide de bien-être, pour profiter au mieux des moments de bonheur que la vie nous offre et affronter les moments difficiles. Des pistes pour vivre la vie, belle comme elle est, et l’apprécier, dans toute sa complexité, sans se perdre dans les illusions du bonheur. »

Extrait du livre : « Les 5 pièges du bonheur. Beauté, argent, pouvoir, célébrité, sexe » de Malene Rydahl (J’ai lu ; septembre 2018)

jeudi 6 septembre 2018

Élémentaire

Pourquoi les gens ne cessent-ils pas d'être aimables ou de penser qu'ils sont aimables et de vouloir être aimés,
Pourquoi ne sont-ils pas un peu plus élémentaires ?

Puisque l'homme a été formé d'éléments,
Feu et pluie, air et vive argile,
et que rien de tout cela n'est aimable mais élémentaire,
l'homme a basculé du côté des anges.



J'aimerais que les hommes retrouvent leur équilibre parmi les éléments
et soient un peu plus ardents aussi incapable de mentir que le feu.

J'aimerais qu'ils soient fidèles à leurs propres changements
Comme est l'eau qui traverse tous les états, vapeur, torrent et glace, sans perdre la tête.

Je suis fatigué des gens aimables,
D'une manière ou d'une autre ils sont mensonge.

DH Lawrence 
«Elémentaire», sous l'étoile du chien.
Traduction de Lorand Gaspard et Sarah Clair, La différence, «Orphée», 1989

mardi 14 août 2018

Au revoir !

Comme une suite logique de mon billet du 21 décembre 2017, j'ai appris le 10 août dernier que mon successeur à la direction de l'Institut de Sophrologie de Rennes revenait sur sa décision. En l'occurrence, je n’y interviendrai plus auprès des promotions démarrées l'an passé.

Ce message s'adresse ainsi aux stagiaires qui m'ont fait confiance au fil des ces 14 années, 
à Nozay (44) puis à Messac (35) devenu Guipry-Messac.

Il est possible que nous nous croisions à l'extérieur de l'ISR, de manière formelle ou informelle : 

Je participe par ex. à des animations organisées par la S.S.O. avec les "Faîtes de la Sophrologie" à Rennes, le 29 septembre ;

Je serai présent en tant qu'invité au prochain Congrès de la FEPS à Lyon, les 20 & 21 octobre 2018.

Peut-être que certains d'entre vous me solliciteront pour des Analyses de Pratiques Professionnelles, en individuel ou en petits groupes.
D'autres feront le pas de se former auprès de moi aux théories et techniques spécifiques des autres degrés (RD5 à 12, avec révisions pratiques des différentes formes de RD1 à 4 enseignées par son fondateur) avec la préparation au Diplôme de Sophrologie Approfondie - DSA que j'ai créé en 2011. 

Quelques échanges continueront sans doute de manière virtuelle et ponctuelle.

L'un des objectifs de la Sophrologie est, dans la mesure du possible, de transmettre aux personnes des clés pour qu'elles "dévoilent leur propre Lumière" (A. CAYCEDO), de manière autonome
Il est donc naturel que les chemins se croisent puis se séparent...

image empruntée  au département du Cantal

Ce dévoilement, ce développement de la Conscience peut aussi se traduire par le choix d'autres chemins : ne nous enfermons pas dans une école de pensée, quelle qu'elle soit.

La sophrologie n'est pas une panacée, même si la couleur que nous vous avons transmise, notamment l'approche d'inspiration phénoménologique, l'Ecoute Active et l'Approche Centrée sur la Personne, avec un sens plus aigu de l'impact des mots, me semble juste et pertinente. 
Il était l'héritage de l'Institut de Sophrologie de Rennes. 
Vous êtes, en quelque sorte, les derniers de cette lignée, qui s'est estompée au fil de cette année.

Certains d'entre vous feront le choix d'accompagner d'autres personnes en appliquant strictement l'enseignement reçu. 
Cela est efficient d'autant que vous irez vers la simplicité, avec authenticité et une grande permissivité.

Mais ne confondons pas le but avec le moyen, ne privilégions pas la technique au détriment de la rencontre.
De plus en plus de centres de formation en France semblent faire cette confusion. 
Ce n'était pas mon choix.

Restons, de plus, modestes devant la complexité de chaque humain et n'oublions pas notre propre cheminement au cœur de notre  propre conscience, enrichie - même si c'est parfois douloureux - de l'interaction d'avec nos pairs, dans leurs différences. 

N'oublions pas de prendre soin de notre cœur, pour prendre soin de notre viepour citer A. CAYCEDO.

Il me semble nécessaire de prendre du temps pour Soi, avant que le Temps ne nous prenne...

Il est important de développer notre qualité de présence d'abord à nous-mêmes puis au Monde.
La sophrologie peut y contribuer.

Il est urgent de privilégier les premières lettres d'un nouvel alphabet à notre égard :

   A.ccueil             (de ce qui nous constitue), avec
   B.ienvellance, en
   C.onscience et avec 
   D.ouceur

En continuant le chemin vers ce qui est important pour nous, nos valeurs, même si l'inconfort s'y présente à certains moments.

Libre à chacun.e d'écrire un autre alphabet, de le compléter (E.nergie, F.orce, G.énérosité, H.armonie, etc.).

Libre à chacun.e de se rebeller contre un discours mielleux comme celui avec lequel je flirte avec ces écrits.

Libre à chacun.e de construire sa propre existence au fil de "plusieurs vies" (plusieurs métiers, fonctions, rôles...) en se dirigeant vers ce qui lui est essentiel.


J'ai pris beaucoup de plaisir, au fil de l'accompagnement de plus de 700 sophrologues.

J'ai eu aussi des moments plus difficiles au cours de ces années de gestion, direction, formation.
Mais je crois avoir fait, avec mes collègues, un travail cohérent avec mes valeurs.
L’enseignement, la transmission, y sont essentiels. 

Cela s'est fait grâce à votre propre engagement, grâce à votre présence.

Vous souhaitant de continuer d'apprendre, jusqu'à votre dernier souffle,

je vous dis AU REVOIR, sachant que chaque fin est un commencement  !

Pascal GAUTIER,
le 14 août 2018
contact@gautierpascal.fr

mardi 24 juillet 2018

Cygne

Un cygne avance sur l'eau
tout entouré de lui-même
comme un glissant tableau ;

Ainsi à certains instants
un être que l'on aime
est tout un espace mouvant.

Il se rapproche doublé
comme ce cygne qui nage,
sur notre âme troublée...
qui à cet être ajoute
la tremblante image
de bonheur et de doute.

Rainer Maria Rilke
«n°40», Vergers, 1926

samedi 14 juillet 2018

Les jonquilles

"Je me baladais seul tel un nuage

Flottant très haut par-delà vaux et monts,

Quand tout à coup je vis une foule,

Toute une profusion de jonquilles d'or ;

A côté du lac, en dessous des arbres.

Elles voletaient et dansaient dans la brise.

 

Drues comme les étoiles qui brillent

Et scintillent sur la Voie lactée,

Elles s'étendaient sur une ligne sans fin

Tout le long de la rive d'une baie :

J'en ai vu dix mille d'un seul coup d'œil,

Secouant leur tête dans une danse allègre.

 

Les vagues derrières elles dansaient; mais elles

Dépassaient d'exultation les vagues étincelantes :

Un poète ne pouvait être que gai,

En si jubilatoire compagnie :

Je contemplais encore et encore, mais pensai peu

A tout le trésor que cette vue m'apporta:

 

Car souvent, lorsque je suis sur mon divan

L'esprit vacant ou pensif,

Elles illuminent d'un éclair cet œil intérieur

Qui est le parfait bonheur de la solitude ;

Et mon cœur s'emplit alors de plaisir,

Et se met à danser avec les jonquilles".

 

William Wordsworth

"Les Jonquilles", Poèmes, 1815

Traduction d'Hadrien France-Lanord.

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

I wandered lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
And twinkle on the milky way,
They stretched in never-ending line
Along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced, but they
Out-did the sparkling leaves in glee;
A poet could not be but gay,
In such a jocund company!
I gazed—and gazed—but little thought
What wealth the show to me had brought:

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

Daffodils – a poem by William Wordsworth (1770-1850)


vendredi 18 mai 2018

La Prière de la Sérénité

(écrit par des moines du Moyen Age)

Si, dans ta vie, un jour tu devais pleurer,
Te sentant bien seul, loin de ceux que tu as aimés.
Dis toi bien qu’il y aura toujours quelqu’un qui te montrera le droit chemin.

Écoute ces mots, car moi qui te les dis, je n’ai pas toujours été ce que je suis.
J’ai connu bien des pleurs, des paniques, et des misères,
Alors récite avec moi cette prière.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne peux changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Tu devras aussi te prendre en main,
Si tu veux changer ton destin,
Laisse de côté les choses qui te détruisent,
Tu auras alors de belles surprises.

Pour toi, chaque jour deviendra ensoleillé,
Ton coeur s’ouvrira à l’amour.
Ne vis qu’un jour à la fois si tu veux en profiter,
Et tu seras heureux pour toujours.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne peux changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Quand ma patience est à bout, aide-moi à la retrouver.
Apprends-moi à faire face aux difficultés avec calme et sérénité.
Lorsque, je suis à court de réponses vives et d’explications intelligentes,
Permets que cesse le flot de questions, au moins pendant un court moment.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne peux changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Et quand j’ai l’impression que les journées sont trop brèves
pour que je puisse accomplir toutes les tâches qui m’attendent,
Fais au moins que je trouve le temps de faire le plus important,
le temps d’écouter, le temps d’aimer
et le temps de rire aussi.

Mon Dieu donne-moi la sérénité
D’accepter toutes les choses que je ne peux changer,
donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence.

mercredi 9 mai 2018

Ruminer n’est pas réfléchir

Les ruminations, ce sont des pensées qui ne cessent de tourner dans notre tête tandis que la réflexion a pour but l’action dans le réel.

Pour faire taire les ruminations, il est donc d’abord important de les identifier grâce aux 3 questions que vous allez découvrir puis d’adopter une méthode qui les calme car se dire encore et encore « Je dois arrêter de penser » ne fonctionne pas !

Une des solutions qui soulagent est de marcher, bouger, tout simplement.

https://youtu.be/M1IA25IJbOs

Explications de Christophe André.


Jeu du soir

Petite improvisation suite à ce post dans le groupe Facebook "Motards du 35"... Je dirais plus "se planter" ...