C'est la Vie !

Aaaaah !!!
Je ne pu retenir, à voix haute, ce mot de plaisir primitif...

Allongé sur mon canapé, au sortir d'un assoupissement, c'est la surprise qui me saisit.

Je venais de jeter un œil nonchalant aux derniers posts et découvrais enfin cette nouvelle publication ! (1)

L'image d'accroche et surtout ce titre, pris comme un clin d'œil à un échange récent.

Dès les 1ers mots, en un instant, je devinais, amusé, ce lien avec la première femme, base de rituels magico-religieux méconnus et mystérieux, et celle de l'éclosion d'une nouvelle Vie.

Titre opportun, fort de symbolique, à qui sait la voir !

Oui, Le Jardin d'Éden au goût d'un Paradis Divin semble une invitation à l'éternité.
Tout est déjà là, dans l'innocence de l'Aube humaine, rempli de douceur et d'harmonie.
Si les simples d'esprit sont bienheureux, la Gnose donne, toutefois, la Joie véritable.

Et le paradis n'est parfois qu'une prison dorée.
Siddhārtha  Gautama, beaucoup plus tard, l'enseignera après sa nouvelle naissance.
Lui qui fût dans un luxe et confort enviés, fort d'un statut potentiel prestigieux, a percu l'illusion dans laquelle il était isolé.

Ce n'est pas sans faire écho à un choix personnel, même s'il reste beaucoup plus modeste...
Tout le monde n'a pas le courage d'un Sage qui partage son existence pour œuvrer pour le bien de l'humanité.

Demain, dans quelques jours, un chapitre de 14 années semble ainsi se terminer pour moi.
Un nouveau souffle m'emmènera peu à peu vers d'autres rivages.
Si les premiers temps, j'apprendrai à naviguer à proximité d'une côte familière, je sais qu'il me faudra regarder d'autres Horizons, glisser pas à pas vers d'autres possibles...

Peut-être qu'alors je verrai de nouveaux signes, telle l'étoile du berger, au nom de ma planète maîtresse.
Peut-être serais-je seul à bord mais relié par d'autres fils : vague après vague, je me rappellerai ton nom, marées après marées, je trouverai de nouveaux rivages.




La Vie véritable n'est pas ce confort illusoire, vendu par des marchands de bonheur vénaux ou romantiques, des poètes en quête d'un nouveau rêve, des troubadours du monde moderne.

La Vie c'est aussi des monts et des Vaux, dans le monde des émotions, dans les pensées et actions.
La Vie est un fleuve qui peut sembler toujours identique, pourtant Héraclite souligne cette confusion.

Et c'est par l'Eau que la Vie surgit :
Le déluge d'une purification Divine entraîne une nouvelle naissance.
Les séismes gigantesques créent les plus belles montagnes !

La fin du monde n'est ainsi que la fin d'un monde.

La fin de notre monde sécurisé est repoussée par la peur.
Et la peur peut nous donner cette énergie de découvertes.
Le cœur nous montre souvent la Voie.
Et c'est notre corps qui initie le mouvement.
Ce passage vital n'est bien sûr pas sans souffrance !

Nos yeux aveuglés, nos sens violentés, nous incitent à crier notre déchirement.
Et c'est ce cri, qui nous horrifie,
C'est lui qui nous inscrit dans le langage, dans la longue chaîne des incarnations, dans notre lignée d'Être Humain, être Humain !

Et si notre nature peut suffire, c'est dans ces moments qu'une aide fait la différence.
Et ce cordon qui nous relie peut être ainsi coupé.
Ariane retrouve son bien-aimé.
La mère rencontre son enfant.
L'enfant rencontre l'Amour incarné.

Et la Vie sans Amour, comme le chantait un célèbre artiste, vaut-elle d'être vécue ?

Pascal GAUTIER, déc. 2017

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