mercredi 9 mai 2018

Ruminer n’est pas réfléchir

Les ruminations, ce sont des pensées qui ne cessent de tourner dans notre tête tandis que la réflexion a pour but l’action dans le réel.

Pour faire taire les ruminations, il est donc d’abord important de les identifier grâce aux 3 questions que vous allez découvrir puis d’adopter une méthode qui les calme car se dire encore et encore « Je dois arrêter de penser » ne fonctionne pas !

Une des solutions qui soulagent est de marcher, bouger, tout simplement.

https://youtu.be/M1IA25IJbOs

Explications de Christophe André.


jeudi 21 décembre 2017

Point de sortant

Ce Solstice d'Hiver 2017 a une couleur particulière pour moi : il signe l'annonce officielle d'un tournant vers un autre chemin. 

Je transmets, au 1er jour de 2018, le relais de la direction de l'Institut de Sophrologie de Rennes (ISR) à un autre sophrologue, également formé par le fondateur de notre art : Arnaud HAYAERT.



Le 1er janvier 2004, je démarrais officiellement une aventure riche de rencontres et de découvertes.

Fort d'une expérience de sophrologie d'une dizaine d'années, d'un cursus de formation universitaire et post-universitaire de huit années, j'avais alors un autre projet dans ma musette. Mais la confiance que m'accorda Bernard SANTERRE, le fondateur  de l'ISR m'invita à relever un challenge : lui succéder à la direction de l'école qu'il avait créée en 1980.

C'était là non pas une marche mais un ou plusieurs étages que je gravissais d'un seul pas.

Je prenais beaucoup de plaisir à refaire le site Internet, repenser les enseignements, rédiger des supports plus actuels, même si j'ai appris dès le départ à être patient. J'ai découvert que je ne pouvais pas aller aussi vite et aussi loin que je le souhaitais. J'ai par exemple attendu six ans que Bernard soit d'accord, avant de pouvoir transmettre les formes actualisées des Relaxations Dynamiques que je pratiquais à titre personnel depuis quelques années avant la reprise de l'ISR...

J'ai confirmé un plaisir de transmettre, d'enseigner durant ces 14 années. 
Je l'avais pressenti dès l'enfance dans les arts martiaux et d'autres sports, formalisé à l'âge adulte sur d'autres disciplines, avec un court passage en tant que professeur de musique. Et, alors que j'envisageais de rester dans ce domaine artistique, cette dernière expérience m'a permis d'intégrer directement (ou presque) l'université. J'ai donc rangé ma guitare, plié mon judogi (pour récupérer, pendant trois ans, d'une blessure d'un combat), et finalement plongé dans ce cursus de psychologie, dont je ne suis pas vraiment sorti...


Au fil des ans, la part administrative, de gestion et surtout de direction a pris le dessus sur le cœur de mon métier. 
Une collaboratrice m'a confirmé ce que je percevais : 
"Ce qui manque à l'Institut, c'est un Directeur !"
Les lacunes étaient trop souvent soulignées pour moi, même s'il s'agissait peut-être de donner des pistes d'améliorations.
J'ai continué grâce au plaisir des animations et aux enrichissements de certaines rencontres. Mais au fil du temps s'est insinué un désamour de ma fonction de direction, couplé à l'envie de changements. 

J'ai proposé, ces dernières années, à quelques personnes formées à l'institut de prendre ma place. J'ai découvert une autre compréhension du choix initial de Bernard : je n'étais pas forcément la bonne personne, mais il est difficile de trouver un mouton à cinq pattes, avec des compétences multiples qui accepte ces missions !
J'ai cru un moment pouvoir retrouver une nouvelle énergie et conserver ce poste.
Mais ces hésitations signent surtout des peurs ou des résistances personnelles. Un nouvel accompagnement, en thérapie d'acceptation et d'engagement initié en février, m'a permis d'apprivoiser plus concrètement ce changement.

J'ai ainsi, de manière officielle, fait la publicité de mon désir de changement auprès des responsables des autres structures de la Fédération des Ecoles Professionnelles en Sophrologie - FEPS.

C'est en septembre que Florence PAROT m'a suggéré l'un de ses meilleurs amis : Arnaud HAYAERTPour ceux qui l'ignorent, Florence est Directrice de l'Académie de Sophrologie d'Angleterre, Présidente de la FEPS et une amie que j'apprécie. Elle était alors en formation pour le dernier cycle du Diplôme de Sophrologie Approfondie à l'ISR.

Installé à Tourcoing (59), Arnaud dirige - selon ses propos - le plus grand Centre de Sophrologie Caycédienne® de France, où il fait travailler 11 sophrologues. 
Il est déjà connu auprès de plusieurs de mes collègues de la FEPS qui m'en disent le plus grand bien. Arnaud est Président du jury pour la certification RNCP et anime des groupes au sein de l'Institut de Sophrologie Humaniste de Lille.

Le 18 septembre, jour de son 42ème anniversaire, nous passons près d'une heure au téléphone pour échanger l'un et l'autre  sur notre projet. C'est une personne que je perçois comme intelligente (critère essentiel pour moi) et enthousiaste !

Nous nous sommes rencontrés la première fois le 30 octobre, à Rennes. 
Le lendemain, nous nous donnons un accord oral de principe pour ce changement de direction.

Après plusieurs négociations (Arnaud sera un bon gestionnaire !), le protocole d'accord est complété de nos deux signatures le 15 décembre.

Arnaud fait un choix courageux source de changements radicaux : il quitte le Nord, sa famille, ses amis, son réseau professionnel et son métier, pour une région qu'il ne connaît pas encore, un nouveau projet de vie personnelle & professionnelle. 
Mais c'est aussi une opportunité formidable pour un homme plein de projets.
Il apportera ainsi un souffle nouveau, une énergie différente à l'Institut de Sophrologie de Rennes.

Je souhaite à Arnaud de s'épanouir de manière harmonieuse, en conservant les valeurs de l'ISR, avec le plein de belles rencontres et découvertes.

Le suivi des personnes en formation et diplômées sera assuré essentiellement par Arnaud qui est présent à l'ISR à partir de mi-janvier. Il compte notamment développer un accompagnement post-formation plus important avec un partenariat en entreprise.

Avec son accord, je serais encore présent en intervenant extérieur, sur des stages du cycle fondamental, l'unité de valeur "Sophrologie & Stress" et le "Diplôme de Sophrologie Approfondie" déjà cité.

Si je suis désolé de l'inconfort provoqué chez certain(e)s pendant ces derniers mois, le temps est venu de fermer un chapitre important. 

Je garderai le plaisir de rencontrer, celles et ceux qui m'ont fait confiance durant toutes ces années.

Je serais heureux de voir que les valeurs et l'enseignement transmis restent présents chez tous les sophrologues passés à l'ISR. 

Ce point de sortant est aussi pour moi un nouveau point d'entrant vers une nouvelle vie professionnelle, logiquement la dernière, mais la vie est souvent surprenante...


Pascal GAUTIER,
21 décembre 2017
contact@gautierpascal.fr

PS : il n'y a pas de secret sur mon devenir ; il n'y a simplement rien de prévu, même si j'ai quelques idées, et je reste ouvert à tous les possibles... N'hésitez pas à me solliciter, en Bretagne ou ailleurs !


Publié le 22/12/2017

samedi 2 décembre 2017

C'est la Vie !

Aaaaah !!!
Je ne pu retenir, à voix haute, ce mot de plaisir primitif...

Allongé sur mon canapé, au sortir d'un assoupissement, c'est la surprise qui me saisit.

Je venais de jeter un œil nonchalant aux derniers posts et découvrais enfin cette nouvelle publication ! (1)

L'image d'accroche et surtout ce titre, pris comme un clin d'œil à un échange récent.

Dès les 1ers mots, en un instant, je devinais, amusé, ce lien avec la première femme, base de rituels magico-religieux méconnus et mystérieux, et celle de l'éclosion d'une nouvelle Vie.

Titre opportun, fort de symbolique, à qui sait la voir !

Oui, Le Jardin d'Éden au goût d'un Paradis Divin semble une invitation à l'éternité.
Tout est déjà là, dans l'innocence de l'Aube humaine, rempli de douceur et d'harmonie.
Si les simples d'esprit sont bienheureux, la Gnose donne, toutefois, la Joie véritable.

Et le paradis n'est parfois qu'une prison dorée.
Siddhārtha  Gautama, beaucoup plus tard, l'enseignera après sa nouvelle naissance.
Lui qui fût dans un luxe et confort enviés, fort d'un statut potentiel prestigieux, a percu l'illusion dans laquelle il était isolé.

Ce n'est pas sans faire écho à un choix personnel, même s'il reste beaucoup plus modeste...
Tout le monde n'a pas le courage d'un Sage qui partage son existence pour œuvrer pour le bien de l'humanité.

Demain, dans quelques jours, un chapitre de 14 années semble ainsi se terminer pour moi.
Un nouveau souffle m'emmènera peu à peu vers d'autres rivages.
Si les premiers temps, j'apprendrai à naviguer à proximité d'une côte familière, je sais qu'il me faudra regarder d'autres Horizons, glisser pas à pas vers d'autres possibles...

Peut-être qu'alors je verrai de nouveaux signes, telle l'étoile du berger, au nom de ma planète maîtresse.
Peut-être serais-je seul à bord mais relié par d'autres fils : vague après vague, je me rappellerai ton nom, marées après marées, je trouverai de nouveaux rivages.




La Vie véritable n'est pas ce confort illusoire, vendu par des marchands de bonheur vénaux ou romantiques, des poètes en quête d'un nouveau rêve, des troubadours du monde moderne.

La Vie c'est aussi des monts et des Vaux, dans le monde des émotions, dans les pensées et actions.
La Vie est un fleuve qui peut sembler toujours identique, pourtant Héraclite souligne cette confusion.

Et c'est par l'Eau que la Vie surgit :
Le déluge d'une purification Divine entraîne une nouvelle naissance.
Les séismes gigantesques créent les plus belles montagnes !

La fin du monde n'est ainsi que la fin d'un monde.

La fin de notre monde sécurisé est repoussée par la peur.
Et la peur peut nous donner cette énergie de découvertes.
Le cœur nous montre souvent la Voie.
Et c'est notre corps qui initie le mouvement.
Ce passage vital n'est bien sûr pas sans souffrance !

Nos yeux aveuglés, nos sens violentés, nous incitent à crier notre déchirement.
Et c'est ce cri, qui nous horrifie,
C'est lui qui nous inscrit dans le langage, dans la longue chaîne des incarnations, dans notre lignée d'Être Humain, être Humain !

Et si notre nature peut suffire, c'est dans ces moments qu'une aide fait la différence.
Et ce cordon qui nous relie peut être ainsi coupé.
Ariane retrouve son bien-aimé.
La mère rencontre son enfant.
L'enfant rencontre l'Amour incarné.

Et la Vie sans Amour, comme le chantait un célèbre artiste, vaut-elle d'être vécue ?

Pascal GAUTIER, déc. 2017

dimanche 5 novembre 2017

Loto Portrait sur La Page blanche

Je suis mal coiffée. Je suis mal habillée. Je suis plate, je suis grosse, je suis toute petite, je suis trop grande. Je suis de travers. J’ai pas de beaux yeux tu sais.
(...)
Suite sur Facebook, La Page blanche 


J'adore lire La Page Blanche !
Les textes y ont une saveur particulière, mélange de spontanéité apparente et d'un regard aiguisé sur nos agissements, avec une écriture à la première personne qui me touche souvent. Un seul reproche aujourd'hui : la rareté des publications...
Vous pouvez encourager l'auteur en aimant sa page si c'est le cas, en vous y abonnant peut-être, ou en la commentant...

jeudi 14 septembre 2017

Décès du fondateur de la sophrologie

Professeur Alfonso Caycedo 
(1932 - 2017)

Communiqué de la famille

Nous avons l’immense tristesse de vous faire part du décès du Professeur Alfonso Caycedo, fondateur de la sophrologie, survenu le 11 septembre 2017 à l’âge de 84 ans.

Le Pr Caycedo a consacré toute sa vie à un travail constant de recherche sur la conscience, à la promotion des valeurs de l’être humain et à la formation de milliers de personnes dans le monde entier à sa grande œuvre : la sophrologie.

Nous garderons toujours présent en nous le souvenir de sa force, de son enthousiasme, de sa profonde intuition, de son intelligence et surtout de l’immense amour qu’il portait à sa famille et à son travail. Il repose en paix et il incarne désormais la vivance de cette belle valeur de la Transcendance.

Selon son souhait ses obsèques se sont déroulées dans la plus stricte intimité, entouré de ses proches.

La famille remercie toutes les personnes qui partagent sa peine.

Mme Colette Caycedo,
Dr Alfonso-Javier Caycedo, son épouse Janneth et leurs enfants Alejandra et Nicolas,
Dr Natalia Caycedo, son mari Koen et leurs enfants Paola, Elena, Laura et Sofia.

vendredi 21 juillet 2017

L'esprit de Solitude

"Les esprits qui ont le sentiment du sublime sont entraînés insensiblement vers les sentiments élevés de l'amitié, du mépris du monde, de l'éternité, par le calme et le silence d'une soirée d'été, alors que la lumière tremblante des étoiles perce les ombres de la nuit et que la Lune solitaire paraît à l'horizon." Kant

"Pour la plupart des contemporains, la solitude est ressentie de façon négative : on la confond avec l'isolement, le manque, l'abandon. Et la société veille à empêcher que l'être humain ne se retrouve seul face à lui-même. Or, la solitude choisie est loin d'être un enfermement, une pauvreté : c'est un état d'heureuse plénitude. Non seulement parce qu'elle offre la clé de la vie intérieure et créative, mais parce qu'elle est disponibilité et chemin d'apprentissage de l'amour. Il n'est pas de liberté de l'individu sans ce recueillement de la pensée, sans cet ermitage du cœur." J. Kelen

Je lis chaque jour quelques pages de ce superbe livre que m'a offert mon ami Jean-François Le Dû, lors d'une très agréable soirée partagée autour d'une salade de sa composition ; cadeau reçu le jour de l'anniversaire de ma fille. 

C'est une ouverture vers un chemin qui m'attire aujourd'hui. 

Chemin qui à toujours été présent en filigrane, parfois source de tristesse dans une envie de normalisation. Aujourd'hui je découvre aussi, avec cet ouvrage, qu'il est au contraire un chemin initiatique nécessaire et bénéfique, il m'a construit et me ressemble.

Cette recherche peut aussi ponctuer d'autres choix. Ainsi, il est important pour chacun d'entre nous de se donner des moments pour Soi, quelques minutes chaque jour peut-être, ou une heure par semaine... se retrouver.

Il ne s'agit pas de se couper des autres mais davantage de gagner en maturité pour plus de Liberté.

Il ne s'agit pas de papilloner, fuir dans l'action ni vers d'autres remplissages contre l'angoisse potentielle.

Il s'agit de prendre du temps pour s'élever, en refusant toute appartenance et se libérer davantage des conditionnements.

C'est aussi choisir quelques amis de cœur ou peut-être des "âmes sœurs", de manière désintéressée, pour partager de rares moments plus essentiels. 

Cela peut aussi passer par la lecture d'ouvrages qui nous relient à ce que Rudolf Otto désigne "numineux".

"Accéder à la Seigneurie de Soi-même" selon la belle formule de Goethe.

ISBN-13: 978-2226139061 
ISBN-10:2226139060

dimanche 16 juillet 2017

La dérive des pseudos sophrologues


Bonjour,

Je souhaite réagir à un article du #Télégramme du 16 juillet (après #Ouest-France le 28 mai) qui véhicule une mauvaise image au sujet de la sophrologie.

"À Noyal-Châtillon-sur-Seiche (35), près de Rennes, une entreprise de déménagement et une sophrologue proposent des ateliers pour évacuer ses angoisses. Les participants peuvent, par exemple, casser du verre, de la vaisselle ou de l'électroménager." (Le Télégramme)

Cette approche n'a rien à voir en effet avec la #sophrologie !
Utiliser la violence pour un effet qui se veut cathartique s'appuie sur une croyance du début du 20e siècle qui a été depuis infirmée : l'encouragement de l'agressivité facilite l'accès à cette forme d'expression.



Si cela peut faire du bien sur le moment - comme la prise d'un produit toxique - des effets délétères peuvent apparaître par la suite en rendant les personnes encore plus agressives !
Au delà du côté spectaculaire et "vendeur" pour les médias, je trouve dommage qu'une personne se fasse passer pour sophrologue et je vous invite à partager ce post.


Cordialement,


Pascal GAUTIER

vendredi 7 juillet 2017

Mythe cerveau droit vs gauche

L'idée que les hémisphères ne sont pas équivalents et que chacun a sa spécialisation est ancienne, mais la "théorie des deux cerveaux" lancée dans les années 70 par trois neurologues de l'Université Harvard, Geschwind, Levitsky et Galaburda, l'a largement popularisée.

Selon cette approche, chaque hémisphère cérébral joue un rôle particulier : on parle de "latéralisation" du cerveau.

L'hémisphère gauche est considéré comme le spécialiste du langage et de la pensée rationnelle. De son côté, l'hémisphère droit est vu comme le siège de la représentation de l'espace et des émotions.

Cette conception s'est d'abord fondée sur des observations anciennes réalisées chez des patients porteurs de lésions cérébrales. Paul Broca, notamment, en 1861, avait repéré dans l'hémisphère gauche une zone systématiquement endommagée chez des sujets ayant perdu la capacité de parler (aphasie). (Cette zone importante pour le langage fut d'ailleurs nommée "aire de Broca").

D'autres corrélations ont suivi, permettant de relier région lésée et perte de fonction. Une lésion survenant dans l'hémisphère droit induit généralement une altération des capacités à percevoir les formes et à s'orienter. De proche en proche, une cartographie du cerveau a pu être établie, avec des aires nécessaires à la vision, l'audition, la motricité, le langage, etc.
Ces observations ont été très importantes à l'époque pour la compréhension du fonctionnement du cerveau, dont l'étude commençait à peine.

Cependant, il faut garder à l'esprit que les effets de lésions cérébrales doivent être interprétées avec prudence. Car le fait d'observer un trouble fonctionnel, suite à la lésion d'une région, n'implique pas obligatoirement que cette région soit le siège de la fonction.

Par exemple si la parole disparaît, cela signifie que la zone touchée est nécessaire à l'expression verbale, mais elle n'est pas forcément suffisante. Le déficit induit par une lésion ne dit pas tout d'une fonction.

Malgré des bases expérimentales manifestement peu étayées, la théorie des deux cerveaux a séduit beaucoup de monde car elle est simple et cristallise une représentation bipolaire du monde.

On ne s'étonnera pas que cette théorie soit devenue le creuset de toutes sortes de spéculations plus ou moins mystiques.
Dans les années 70, à l'heure où le mouvement hippies recherchait des méthodes d'épanouissement, de nouveaux gourous ont exploité le filon symbolique des deux cerveaux, présentés comme le yin et le yang.
A gauche le langage, la raison, l'esprit d'entreprise et tout ce qui représente les valeurs de l'Occident. A droite, la perception de l'espace, l'affectivité, la contemplation et les valeurs de l'Orient et de l'Asie. Nombres d'ouvrages et de stage "d'initiation" proposaient des méthodes pour "penser équilibré". Et le filon n'est toujours pas épuisé ! Ces arguments sont toujours utilisés dans une certaine presse grand public.

Cet extrait est issu du travail réalisé sur http://www.charlatans.info.

Source : http://adulte-surdoue.fr/pose-des-questions/pour-finir-avec-mythe-cerveau-droit-cerveau-gauche-les-pseudo-therapies-associees-t544.html

mercredi 14 juin 2017

Liens esprit-corps, bien plus dense qu'on ne le pensait

Par Elena Sender, 08.2016 

Des neuroscientifiques de l’université de Pittsburgh viennent d’identifier les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère le stress.

Deux personnes en séance de méditation. ©PIXATHLON/SIPA

NEURONES. " L'axe du stress " est une notion connue depuis longtemps. On sait qu'en cas de situation d'urgence, le cerveau envoie un signal vers les glandes surrénales - petites structures coiffant les reins - qui sécrètent alors du cortisol. Celui-ci va provoquer des réactions physiques, accélération du rythme cardiaque, dilatation des pupilles, sudation, comportement d'attaque ou de fuite, etc. jusqu'à ce que le cerveau le freine, une fois le danger passé. On soupçonnait jusqu'à présent qu'une seule, voire deux régions du cortex cérébral, à la localisation incertaine, contrôlaient la glande surrénale. Aujourd'hui, grâce à une nouvelle méthode de traçage qui révèle les longues chaines de neurones interconnectés, une équipe de l'université de Pittsburgh (Etats-Unis) affirme, dans une étude publiée dans les PNAS, qu'elle a découvert de multiples zones corticales liées anatomiquement aux glandes surrénales. 

Une réelle base anatomique pour les maladies psychosomatiques »

"Cela vient apporter une nouvelle lumière sur la manière dont le stress, la dépression et les autres états mentaux peuvent altérer la fonction des organes, et montre qu'il y a une réelle base anatomique pour les maladies psychosomatiques", indique le communiqué de presse.

On découvre ainsi que les plus grandes zones de connexions "esprit-corps" sont celles impliquées dans la cognition et l’affect. Ce qui expliquerait notre mode de fonctionnement : grâce à ces connexions multiples, le cortex nous donnerait la possibilité de répondre au stress de façon un peu plus subtile (combattre ou fuir) qu’une créature primaire. "Comme nous avons un cortex, nous avons des options, résume Dr Peter Strick, co-auteur de l'étude. Si quelqu’un vous insulte, vous n’avez pas à attaquer ou à fuir. Vous pouvez avoir des réponses plus nuancées et ignorer l’insulte ou trouver une répartie spirituelle. Ces options sont une partie de ce que le cortex nous donne."

Nous avons peut-être découvert le connectome du stress et de la dépression. »

Autre surprise : certaines zones du cortex moteur (bande de cortex qui contrôle nos mouvements) sont aussi connectées aux glandes surrénales. Entre autres, une portion du cortex moteur primaire impliquée dans le contrôle de l’axe du corps et de la posture. Ce qui pourrait expliquer, selon les auteurs, pourquoi les exercices de recentrage du corps (Pilates, yoga, Taï-chi, Relaxation Dynamique en #Sophrologie...) sont si efficaces dans la gestion du stress. 

Enfin, lorsque nous ressentons un conflit, ou lorsque nous avons commis une erreur, certaines zones cérébrales s'activent. Et bien, l’étude des PNAS démontre, que ces zones influencent également la glande surrénale. Il serait donc possible que se remémorer une erreur, ou se culpabiliser, réactivent ces zones qui, via un un signal descendant, génère de nouveau un stress, comme l’événement initial. Cela pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour les thérapies du stress post traumatique. La méditation, notamment, est un bon remède anti stress. "Peut-être parce que la connexion anatomique avec la glande surrénale et cortex apparaît active". Et Peter Strick de conclure : "Une façon de résumer nos résultats est que nous avons peut-être découvert le connectome du stress et de la dépression."

Source : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/le-connexion-esprit-corps-bien-plus-dense-qu-on-ne-le-pensait_104458

lundi 12 juin 2017

Patience

"la même patience, la même constance pertinente, sont des conditions sine qua non de toute évolution - il faut en passer par là pour changer sur plan personnel, relationnel et organisationnel".
Tal BEN-SHAHAR, 2012.

Bonjour, Connaissez-vous la Thérapie d'ACT (en TCC) ? Voici une vidéo de 2 minutes sur laquelle je vous présente cette approche psych...