vendredi 7 juillet 2017

Mythe cerveau droit vs gauche

L'idée que les hémisphères ne sont pas équivalents et que chacun a sa spécialisation est ancienne, mais la "théorie des deux cerveaux" lancée dans les années 70 par trois neurologues de l'Université Harvard, Geschwind, Levitsky et Galaburda, l'a largement popularisée.

Selon cette approche, chaque hémisphère cérébral joue un rôle particulier : on parle de "latéralisation" du cerveau.

L'hémisphère gauche est considéré comme le spécialiste du langage et de la pensée rationnelle. De son côté, l'hémisphère droit est vu comme le siège de la représentation de l'espace et des émotions.

Cette conception s'est d'abord fondée sur des observations anciennes réalisées chez des patients porteurs de lésions cérébrales. Paul Broca, notamment, en 1861, avait repéré dans l'hémisphère gauche une zone systématiquement endommagée chez des sujets ayant perdu la capacité de parler (aphasie). (Cette zone importante pour le langage fut d'ailleurs nommée "aire de Broca").

D'autres corrélations ont suivi, permettant de relier région lésée et perte de fonction. Une lésion survenant dans l'hémisphère droit induit généralement une altération des capacités à percevoir les formes et à s'orienter. De proche en proche, une cartographie du cerveau a pu être établie, avec des aires nécessaires à la vision, l'audition, la motricité, le langage, etc.
Ces observations ont été très importantes à l'époque pour la compréhension du fonctionnement du cerveau, dont l'étude commençait à peine.

Cependant, il faut garder à l'esprit que les effets de lésions cérébrales doivent être interprétées avec prudence. Car le fait d'observer un trouble fonctionnel, suite à la lésion d'une région, n'implique pas obligatoirement que cette région soit le siège de la fonction.

Par exemple si la parole disparaît, cela signifie que la zone touchée est nécessaire à l'expression verbale, mais elle n'est pas forcément suffisante. Le déficit induit par une lésion ne dit pas tout d'une fonction.

Malgré des bases expérimentales manifestement peu étayées, la théorie des deux cerveaux a séduit beaucoup de monde car elle est simple et cristallise une représentation bipolaire du monde.

On ne s'étonnera pas que cette théorie soit devenue le creuset de toutes sortes de spéculations plus ou moins mystiques.
Dans les années 70, à l'heure où le mouvement hippies recherchait des méthodes d'épanouissement, de nouveaux gourous ont exploité le filon symbolique des deux cerveaux, présentés comme le yin et le yang.
A gauche le langage, la raison, l'esprit d'entreprise et tout ce qui représente les valeurs de l'Occident. A droite, la perception de l'espace, l'affectivité, la contemplation et les valeurs de l'Orient et de l'Asie. Nombres d'ouvrages et de stage "d'initiation" proposaient des méthodes pour "penser équilibré". Et le filon n'est toujours pas épuisé ! Ces arguments sont toujours utilisés dans une certaine presse grand public.

Cet extrait est issu du travail réalisé sur http://www.charlatans.info.

Source : http://adulte-surdoue.fr/pose-des-questions/pour-finir-avec-mythe-cerveau-droit-cerveau-gauche-les-pseudo-therapies-associees-t544.html

mercredi 14 juin 2017

Liens esprit-corps, bien plus dense qu'on ne le pensait

Par Elena Sender, 08.2016 

Des neuroscientifiques de l’université de Pittsburgh viennent d’identifier les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère le stress.

Deux personnes en séance de méditation. ©PIXATHLON/SIPA

NEURONES. " L'axe du stress " est une notion connue depuis longtemps. On sait qu'en cas de situation d'urgence, le cerveau envoie un signal vers les glandes surrénales - petites structures coiffant les reins - qui sécrètent alors du cortisol. Celui-ci va provoquer des réactions physiques, accélération du rythme cardiaque, dilatation des pupilles, sudation, comportement d'attaque ou de fuite, etc. jusqu'à ce que le cerveau le freine, une fois le danger passé. On soupçonnait jusqu'à présent qu'une seule, voire deux régions du cortex cérébral, à la localisation incertaine, contrôlaient la glande surrénale. Aujourd'hui, grâce à une nouvelle méthode de traçage qui révèle les longues chaines de neurones interconnectés, une équipe de l'université de Pittsburgh (Etats-Unis) affirme, dans une étude publiée dans les PNAS, qu'elle a découvert de multiples zones corticales liées anatomiquement aux glandes surrénales. 

Une réelle base anatomique pour les maladies psychosomatiques »

"Cela vient apporter une nouvelle lumière sur la manière dont le stress, la dépression et les autres états mentaux peuvent altérer la fonction des organes, et montre qu'il y a une réelle base anatomique pour les maladies psychosomatiques", indique le communiqué de presse.

On découvre ainsi que les plus grandes zones de connexions "esprit-corps" sont celles impliquées dans la cognition et l’affect. Ce qui expliquerait notre mode de fonctionnement : grâce à ces connexions multiples, le cortex nous donnerait la possibilité de répondre au stress de façon un peu plus subtile (combattre ou fuir) qu’une créature primaire. "Comme nous avons un cortex, nous avons des options, résume Dr Peter Strick, co-auteur de l'étude. Si quelqu’un vous insulte, vous n’avez pas à attaquer ou à fuir. Vous pouvez avoir des réponses plus nuancées et ignorer l’insulte ou trouver une répartie spirituelle. Ces options sont une partie de ce que le cortex nous donne."

Nous avons peut-être découvert le connectome du stress et de la dépression. »

Autre surprise : certaines zones du cortex moteur (bande de cortex qui contrôle nos mouvements) sont aussi connectées aux glandes surrénales. Entre autres, une portion du cortex moteur primaire impliquée dans le contrôle de l’axe du corps et de la posture. Ce qui pourrait expliquer, selon les auteurs, pourquoi les exercices de recentrage du corps (Pilates, yoga, Taï-chi, Relaxation Dynamique en #Sophrologie...) sont si efficaces dans la gestion du stress. 

Enfin, lorsque nous ressentons un conflit, ou lorsque nous avons commis une erreur, certaines zones cérébrales s'activent. Et bien, l’étude des PNAS démontre, que ces zones influencent également la glande surrénale. Il serait donc possible que se remémorer une erreur, ou se culpabiliser, réactivent ces zones qui, via un un signal descendant, génère de nouveau un stress, comme l’événement initial. Cela pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour les thérapies du stress post traumatique. La méditation, notamment, est un bon remède anti stress. "Peut-être parce que la connexion anatomique avec la glande surrénale et cortex apparaît active". Et Peter Strick de conclure : "Une façon de résumer nos résultats est que nous avons peut-être découvert le connectome du stress et de la dépression."

Source : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/le-connexion-esprit-corps-bien-plus-dense-qu-on-ne-le-pensait_104458

lundi 12 juin 2017

Patience

"la même patience, la même constance pertinente, sont des conditions sine qua non de toute évolution - il faut en passer par là pour changer sur plan personnel, relationnel et organisationnel".
Tal BEN-SHAHAR, 2012.

dimanche 4 juin 2017

Puisque c'est écrit...

La Réponse à une Animatrice Homophobe

Par Olivia, le Lundi 10 Août 2015, dans insolite
Source : https://www.foozine.com/photo/trolling/15363-la-reponse-a-une-animatrice-homophobe/

samedi 3 juin 2017

12 Façons de se débarrasser des idées qui te tourmentent l’esprit

Source : https://sympa-sympa.com/inspiration-psychologie/12-facons-de-te-debarrasser-des-idees-qui-te-tourmentent-lesprit-150560/

Tout le monde connaît cette sensation où, après une expérience douloureuse émotionnellement, on continue à penser à ce qu’il s’est passé et on n’arrive pas à se sortir de la tête les pensées qui font mal.

Voici quelques conseils de psychologues pour surmonter ce type de situations.

1. Parler moins et faire des pauses

Si parler avec une certaine personne provoque chez toi des émotions difficiles, essaie de faire des pauses. Ainsi, tu auras le temps de te refroidir la tête et de voir les choses sous un autre angle. Tu prononceras aussi moins de paroles que tu pourrais ensuite regretter. Et avec le temps, la colère et l’irritation pourront disparaître.

2. Attendre de voir ce qui arrive ensuite

Nous ressentons souvent le besoin de réagir immédiatement à une situation ou à des paroles prononcées. C’est pourquoi nous commettons beaucoup d’imprudences. Il est conseillemé de ne pas se presser, de prendre son temps. Et de voir ce qui arrive ensuite.


3. Cesser de chercher des coupables

Une analyse permanente du passé pour trouver un coupable ou s’attribuer la culpabilité donne rarement des résultats. En général, les choses découlent d’une série d’événements qui s’enchaînent selon le principe des dominos. Accepte simplement ceci : le passé c’est le passé. Ce que tu dois trouver maintenant, c’est une issue.

4. Ne pas essayer de "rentrer" dans la tête des autres

Pose-toi la question suivante : si les autres essaient de lire dans tes pensées et de comprendre tes raisons, auront-ils raison ? Il y a des chances qu’ils n’aient pas la moindre idée de ce qui se passe vraiment dans ta tête. C’est le même principe qui régit les relations entre les individus ; les risques de tirer des conclusions hâtives et de perdre du temps sont très élevés.

5. Commencer par résoudre le problème principal

Qu’importe ce qu’il s’est passé, en général le principal problème n’est autre que ta propre colère. Elle te remplit d’émotions et t’entraîne loin de la solution au problème. Essaie d’éteindre le feu de ta colère avec de la méditation, une promenade ou du sport. Ou n’importe quel autre passe-temps qui soit susceptible de te détendre.

6. Développer de nouvelles habitudes et faire du sport

Lorsque ton cerveau se concentre sur l’apprentissage de choses nouvelles, les pensées inutiles disparaissent petit à petit. Chaque fois que tu apprends un nouveau processus, tu te concentres dessus et tu réfléchis moins. À ce titre, le sport fonctionne également.

7. Écrire ses sentiments sur un papier et le détruire

Pour beaucoup de personnes, coucher les pensées négatives sur un papier avant de le détruire, décharge les émotions et débarrasse de la gêne qu’elles engendrent. Exprimer ses sentiments par écrit aide à mieux les comprendre, tandis que penser tout le temps à la même chose n’apporte rien de positif.

8. Se souvenir que nos pensées ne sont pas des faits

La réalité diffère de nos pensées. Nos émotions se reflètent physiquement en nous : stress, anxiété, tension et peur. Nous ressentons cela dans tout notre corps, ce qui nous fait croire que ces pensées sont des faits réels. Mais il n’en est rien.

9. Comprendre ce que peut nous apprendre cette expérience et comment elle peut nous aider à l’avenir

Pense aux leçons que tu peux tirer d’une relation qui s’est terminée et considère que tu en as acquis de l’expérience. Si tu comprends pourquoi tu avais besoin de cette relation, à quoi elle te servait, il te sera plus facile d’y mettre un point final. Tout échec est une occasion de modifier son avenir et de passer au niveau suivant dans son développement personnel.

10. Ne pas revivre plusieurs fois le passé

Lorsque nous pensons au passé, nous imaginons souvent la façon dont nous aurions pu dire les choses autrement afin d’éviter certains événements. Mais cela revient au même que de vouloir changer des choses qui se sont passées il y a des milliers d’années. C’est tout simplement impossible.

11. Ne pas s’interdire de penser à ce que l’on souhaite oublier

Procède autrement : remplis l’espace avec un autre type de pensées. Les psychologues affirment que les expériences intenses nous aident à bloquer le flux de pensées négatives. Essaie de penser aux réussites les plus importantes de ta journée, ou de planifier quelque chose de réjouissant pour les jours qui viennent.

12. Se souvenir de qui l’on était avant cette relation

On est parfois nostalgique de son “moi“ du passé. À qui l’on était avant d’entamer cette relation douloureuse. Souviens-toi de qui tu étais ”avant" et tu auras l’occasion de redevenir cette personne fantastique !

samedi 27 mai 2017

Vivre malgré tout

Ne reste pas là à pleurer devant ma tombe,
Je n'y suis pas, je n'y dors pas...
Je suis le vent qui souffle dans les arbres
Je suis le scintillement du diamant sur la neige
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr
Je suis la douce pluie d'automne...
Quand tu t'éveilles dans le calme du matin, Je suis l'envol de ces oiseaux silencieux
Qui tournoient dans le ciel...

Alors ne reste pas là à te lamenter devant ma tombe
Je n'y suis pas, je ne suis pas mort !
Pourquoi serais-je hors de ta vie simplement
Parce que je suis hors de ta vue ?
La mort tu sais, ce n'est rien du tout.
Je suis juste passé de l’autre côté.
Je suis moi et tu es toi.
Quel que soit ce que nous étions l'un pour l'autre avant,
Nous le resterons toujours.

Pour parler de moi, utilise le prénom
Avec lequel tu m'as toujours appelé.
Parle de moi simplement comme tu l'as toujours fait.
Ne change pas de ton, ne prends pas un air grave et triste.
Ris comme avant aux blagues qu'ensemble nous apprécions tant.
Joue, souris, pense à moi, vis pour moi et avec moi.
Laisse mon prénom être le chant réconfortant qu'il a toujours été.
Prononce-le avec simplicité et naturel,
Sans aucune marque de regret.

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Tout est toujours pareil, elle continue, le fil n’est pas rompu.
Qu'est-ce que la mort sinon un passage ?
Relativise et laisse couler toutes les agressions de la vie,
Pense et parle toujours de moi autour de toi et tu verras,

Tout ira bien.
Tu sais, je t'entends, je ne suis pas loin, Je suis là, juste de l’autre côté.

Mary Elizabeth Frye

vendredi 24 février 2017

La sophrologie : +120 % en deux ans dans les recherches PagesJaunes

Baromètre PagesJaunes Santé : le boom des médecines alternatives

La recherche de professionnels de la santé en France métropolitaine a été décryptée afin de mieux comprendre les usages des internautes. Si certaines techniques alternatives bien installées comme la sophrologie ont le vent en poupe, de nouvelles apparaissent dans le classement.

Quels sont les professionnels de santé les plus recherchés ? La médecine alternative a-t-elle plus d'adeptes que l’année dernière ? Quelles sont les spécialités préférées des Français ? C’est à ce type de question que le Baromètre PagesJaunes Santé a essayé de répondre pour la troisième année consécutive. 

Le but : décrypter les usages des internautes en matière de recherche de professionnels de la santé en France métropolitaine.

On y apprend ainsi que le trio des professionnels de santé les plus recherchés est représenté par les généralistes, les dentistes et les kinésithérapeutes. 

Parmi les spécialités un peu moins conventionnelles dont le nombre de recherches a augmenté, on compte les psychothérapeutes, les cancérologues et les hypnothérapeutes.

La médecine alternative enregistre une bonne progression chez les Français. La sophrologie semble avoir du succès avec 970.000 requêtes, soit une augmentation de 120 % en deux ans. 

Évolution de volumes de recherches non-cumulatifs. Volume total de recherches en 2015 : 2,1 millions.

A noter, l’entrée dans le classement de deux nouvelles pratiques, l’étiopathie, en 5e position avec 135 000 requêtes (+ 92 % en 2 ans), et la kinésiologie, en 6e position avec 84 000 requêtes (+ 184 % en 2 ans).


Source : http://barometre.pagesjaunes.fr/sante-2016/
et http://www.santemagazine.fr/actualite-barometre-pagesjaunes-sante-les-medecines-alternatives-en-plein-boom-77230.html

lundi 30 janvier 2017

Des mouvements oculaires contre le stress post-traumatique

La technique de l’EMDR est désormais considérée par la Haute Autorité de santé comme un « traitement de choix » dans l’état de stress post-traumatique (PTSD).

EMDR. Quatre lettres pour une curieuse thérapie, peu connue du grand public et parfois décriée. Thérapie basée sur les mouvements oculaires, l’EMDR (Eye movement desensitization and reprocessing, en français «désensibilisation et retraitement par mouvements oculaires»), inventé en 1987 par l’Américaine Francine Shapiro, n’a pourtant rien de magique. Elle est même désormais considérée par la Haute Autorité de santé comme un «traitement de choix» dans l’état de stress post-traumatique (PTSD), sauf en cas de pathologie psychotique.



«Chez quelqu’un en état de stress post-traumatique, le souvenir fait aussi mal que l’événement lui-même »
Stéphanie Khalfa

«Le stress post-traumatique repose sur l’altération du mécanisme cérébral du traitement de la peur», explique Stéphanie Khalfa, chercheuse du CNRS à l’Institut des neurosciences de la Timone (Marseille). Perturbé, le sommeil des victimes serait plus court et essentiellement composé de sommeil profond, aux dépens du sommeil paradoxal nécessaire pour correctement traiter les souvenirs. «Normalement, lorsque vous vous souvenez d’un épisode difficile de votre vie, vous savez que ce moment était douloureux mais ne ressentez plus l’émotion associée. Chez quelqu’un en état de stress post-traumatique, le souvenir fait aussi mal que l’événement lui-même.»
Le stress post-traumatique altérerait l’activité de deux structures cérébrales: le cortex préfrontal ventro-médian, chargé de gérer la réponse à la peur, deviendrait moins actif tandis que l’amygdale, responsable du signal de la peur, se ferait hyperactive. Le manque de sommeil paradoxal empêchant de corriger ces dysfonctionnements.
C’est là qu’intervient l’EMDR: en reproduisant les mouvements oculaires naturellement présents lors des phases de sommeil paradoxal, il permettrait de mobiliser les bonnes structures cérébrales pour stocker «proprement» les souvenirs traumatiques.
Source et article complet : Soline Roy, http://sante.lefigaro.fr/article/des-mouvements-oculaires-contre-le-stress-post-traumatique

samedi 21 janvier 2017

Le stress dans l'agression, effets psychologiques et physiologiques

Conférence publique, "Le stress dans l'agression, effets psychologiques et physiologiques",

jeudi 9 février 2017, 19h30.
Espace des 2 Rives, 4 allée Georges Palantes, 35 RENNES.


Participation aux frais : 5 €

Conférence animée par Pascal GAUTIER, Directeur de l'Institut de Sophrologie de Rennes, psychologue, spécialisé sur les questions du stress.

Evénement organisé par l'association Shok (http://www.skok.fr), 1ère école de #Krav Maga sur Rennes, pour une Self Défense efficace et réaliste pour tout public.

mercredi 18 janvier 2017

Somnifère : les conditions de prescription du zolpidem bientôt durcies

Dès le 10 avril, les médecins et pharmaciens devront appliquer les règles des produits stupéfiants lorsqu'ils prescrivent ou délivrent du zolpidem (le Stilnox), un somnifère très utilisé en France.

Le Zolpidem, un somnifère plus connu sous le nom de Stilnox® devra bientôt respecter les conditions de prescription et de délivrance des produits stupéfiants. C'est ce qu'indique un arrêté du 7 janvier 2017. La mesure prendra effet au 10 avril 2017 pour éviter le « risque de pharmacodépendance , d'abus, et d'usage détourné ».

Qu'est-ce que cela change concrètement ?
Le médecin devra rédiger sa prescription sur une ordonnance sécurisée, comportant un numéro spécifique, et imprimée sur papier filigrane pour empêcher les photocopies. Elle devra indiquer en toutes lettres le nombre de cachets par prise, le nombre de prises, le dosage et la concentration de la substance. L'arrêté précise aussi que le médecin ne pourra réaliser de nouvelle ordonnance pendant la durée du traitement.

Une réglementation adaptée et assouplie

Le zolpidem est un somnifère indiqué dans les insomnies transitoires ou occasionnelles, par exemple après un choc émotionnel ou un voyage à l'étranger. Il s'en vend 20 à 22 millions de boîtes chaque année en France. (...) Le patient n'aura ainsi pas l'obligation de présenter l'ordonnance au pharmacien trois jours maximum après la prescription, et les officines ne seront pas tenues de conserver les boîtes de médicaments sous clé.

Mis à jour le 11 janvier 2017 par Mathilde Ledieu
Source et article complet : http://m.topsante.com/medecine/medecine-divers/medicaments/soigner/somnifere-les-conditions-de-prescription-du-zolpidem-bientot-durcies-615113#xtor=EPR-611

Bonjour, Connaissez-vous la Thérapie d'ACT (en TCC) ? Voici une vidéo de 2 minutes sur laquelle je vous présente cette approche psych...