lundi 17 février 2014

Lait maternel différent pour les filles et les garçons ?

La quantité de lait et sa composition pourrait varier selon le sexe du bébé. 

C'est ce que révèle une étude menée par une biologiste de l'Université d'Harvard.

 

Nuances à partir de l'article 
www.sciencesetavenir.fr/sante/20140217.OBS6635/lait-maternel-pas-le-meme-pour-les-filles-et-les-garcons.html

 Allaitement. 

Le lait des mères a parfois une composition différente selon qu'elles donnent naissance à un garçon ou à une fille, révèle une recherche publiée vendredi 14 février 2014.

"La recette biologique pour le lait des garçons et des filles peut être différente chez certaines espèces et à certains moments.", explique Katie Hinde du département de biologie de l'évolution à l'Université de Harvard.

"Chez l'homme, il n'y a au total que cinq études comparatives du lait pour les garçons par rapport aux filles. Certaines montrent des différences, d'autres non. Nous avons donc besoin de plus de recherches pour comprendre ces travaux. Sans plus de recherches nous ne pouvons pas savoir comment la formule pourrait être améliorée."

Des raccourcis un peu rapides de certains journalistes donnent des interprétations plus radicales, comme s'en plaint la chercheuse sur son blog.  
Ainsi, on lui a fait dire à tort que quelques femmes produisant du lait maternel de mauvaise qualité gagneraient à donner du lait maternisé à leur bébé. On voit ainsi le glissement intéressé qui scandalise la chercheuse.

Source : http://mammalssuck.blogspot.fr/2014/02/terrible-reporting-by-daily-mail.html

samedi 15 février 2014

Du passé au présent, ni ange ni bête

"L'homme n'est ni ange ni bête, 
et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête" 
B. PASCAL

(...)

Je m'assieds en demi-lotus sur mon zafu, 
Dans une posture droite et digne.
Je ressens la présence de tout mon corps, 
Pleinement et simplement, 
Ici, maintenant.


Je constate mes pensées, telle qu'elles sont, simplement, 
Telles des vagues qui s'estompent doucement.

Quelle météo agite mon âme ?
Un doux sentiment familier, 
Après le coup de vent passager.

Je revisite mes sensations, redresse mon buste.
De la nuque au sommet de la tête, 
Un fourmillement plus marqué m'accompagne.
Je continue ma lecture, conjuguée au présent,
Au présent corporel.
Le calme est là, simple et apaisant.

Je porte mon attention sur ma respiration.
Inspiration, après expiration, dans l'esprit du débutant.
L'accueil de l'inspiration, instant après instant,
Découvertes attractives et richesses accessibles.
Un temps suspendu, tel un équilibre entre le dedans et le dehors,
Et viens l'expiration, le souffle de tout mon corps...
Vagues de ma vie, confiant en mes forces vives.

Dans une nouvelle présence, j'élargis mon attention
Tout mon buste respire, conscient des portes de mon souffle, 
L'ensemble de mon corps, base de mon existence.
Je ne fais que constater :
Tout semble déjà-là, dans l'acceptation et le lâcher prise.

Dignité d'être humain, pleine conscience de ma posture, 
Tout mon être s'emplie d'un large sourire.

L'envie de rester là, posé simplement.
Où je vais, je suis...
Où je suis, je reste.

© Pascal GAUTIER



jeudi 13 février 2014

Infécondité volontaire

Infécondité volontaire : les femmes diplômées célibataires sont les plus concernéesImprimer  Envoyer par email

Rester sans enfant reste un phénomène très minoritaire. Seules 6 % des hommes et 4 % des femmes déclarent ne pas en vouloir. Le plus souvent par souci d’épanouissement personnel, relève une double enquête révélée ce 12 février par le bulletin mensuel de l’INED. (...)
Première constatation : malgré l’évolution des mœurs et l’émancipation des femmes, le désir de fonder une famille reste des plus prégnants. Surtout entre 25 et 35 ans, âge de « pleine fécondité », où la pression sociale pour avoir des enfants est la plus forte, et l’infécondité volontaire la plus faible.

Diplômes et parentalité

Mais l’âge n’est pas la seule variable de ce phénomène sociologique. 
Comme l’intuition nous l’indique, le fait d’être en couple abaisse nettement le taux d’infécondité volontaire : 3 % pour les femmes et 5 % pour les hommes. 
Quant aux célibataires, ils sont respectivement 10 % et 17 % à déclarer ne pas vouloir avoir d’enfants. La situation conjugale étant l’une des raisons attribuées à ce refus. Mais probablement pas la seule. 
Est-ce aussi par refus de répondre au schéma classique de la conjugalité et de la parentalité ? La réponse diverge en fonction du sexe. Car parmi les célibataires, ce sont les femmes les plus diplômées qui se déclarent opposées à la procréation. Chez les hommes, c’est l’effet inverse qui est observé : l’infécondité volontaire est moindre chez les plus diplômés. 
Un drôle de constat qui laisse penser que le cliché de l’inégalité professionnelle au sein du couple soit toujours au goût du jour : d’un côté, l’homme diplômé pourvoyeur de ressources, de l’autre, la femme peu diplômée et plus disponible pour la famille. (...)

Liberté et épanouissement

Toujours est-il que la moitié des hommes et des femmes volontairement sans enfants sont en couple. Dans un tiers de ces cas, le conjoint est déjà parent. 
Être beau-père ou belle-maman suffirait-il à combler l’envie de fonder une famille ? Possiblement. 
Quant aux raisons matérielles et médicales, elles ne sont que très peu invoquées. Contrairement à la quête de liberté et d’épanouissement personnel, qui motivent le plus souvent les amateurs d’une vie sans enfants.

Dr Ada Picard

Rester sans enfant : un choix de vie à contre-courant, Population et Sociétés, numéro 508, février 2014

jeudi 6 février 2014

mercredi 5 février 2014

Le silence (Ohiyesa)


"Le silence est l’équilibre absolu du corps, de l’esprit et de l’âme.
 
L’homme qui préserve l’unité de son être
reste à jamais calme et inébranlable devant les tempêtes de l’existence.

 
Pas une feuille qui bouge sur l’arbre,
pas une ride à la surface étincelante du lac.

 
Voilà, aux yeux du sage, l’attitude idéale et la meilleure conduite de vie.
 
Si vous lui demandez : 

« Qu’est-ce que le silence ? »,
il répondra : 

« C’est le Grand Mystère ! 
Le Silence sacré est Sa voix ! »
 
Si vous demandez : 

« Quels sont les fruits du silence ? »,
il dira : 

« C’est la maîtrise de soi, le courage vrai ou l’endurance, la patience, la dignité et le respect ».
 
Le silence est la pierre d’angle du caractère".

                                                                  Ohiyesa

Bienfaits physiques de la méditation

David SERVAN- SCHREIBER,  livre Guérir (...) 2003 ; extraits du paragraphe sur
 

Les bienfaits de la cohérence [cardiaque] (1)


"Sur la plan physique, un mois après l'enseignement, leur tension artérielle avait baissé autant que s'ils avaient perdu 10 kg, et deux fois plus qu'avec un régime sans sel.

Une autre étude suggère aussi une nette amélioration de l'équilibre hormonal : après un mois de pratique de cette méthode au rythme de 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, le taux de DHEA - l'hormone "de jouvence" - voit son niveau moyen augmenter de 100%. 

Chez ces sujets, dans le même temps, le taux circulant de cortisol - l'hormone du stress par excellence, associée aux poussées de tension artérielle, au vieillissement de la peau et à l'acné, autant qu'à la perte de mémoire et de concentration - avait baissé de 23%.

Les femmes (...) fasaient aussi état d'une amélioration notable de leurs symptômes pré-menstruels, avec moins d'irritabilité, moins de dépression et moins de fatigue (...)."

Le système immunitaire bénéficie lui aussi de la pratique (...) un souvenir positif induisait plusieurs minutes de cohérence et celles-ci étaient accompagnées d'une augmentation de la production d'IgA (2) pendant les 6 heures suivantes (...)"

Reste que l'objet de la méditation de pleine conscience n'est pas de pratiquer pour obtenir un résultat ;-)

Pascal GAUTIER

(1) [et de toute forme de méditation en pleine conscience, sophrologie, etc.]
(2) IgA : les immunoglobulines A sont en 1ère ligne de défense de l'organisme contre les agents infectueux.
 

mardi 4 février 2014

Ubuntu Mandela



« Enfin, Mandela a compris les liens qui unissent l'esprit humain.

Il y a un mot en Afrique du Sud — Ubuntu — qui décrit son don le plus précieux : la

reconnaissance que nous sommes tous reliés ensemble par des liens qui sont invisibles à

l'œil ; qu'il y a une unicité de l'humanité ; que nous ne pouvons nous accomplir qu’en

partageant avec les autres et en prenant soin de ceux qui nous entourent.

Nous ne pourrons jamais savoir à quel point cela était inné en lui, même dans une cellule

sombre et solitaire. Nous n’oublierons pas les gestes, petits et grands, qui ont révélé la

profondeur de son empathie : présentant ses geôliers comme des invités honorables lors de

son investiture ; prenant de la hauteur dans un uniforme de Springbok ; transformant le

chagrin de sa famille en un appel à lutter contre le sida.

Il a non seulement incarné Ubuntu, mais a enseigné à des millions de personnes à trouver

cette vérité qui est en eux. Il a fallu un homme comme Mandela pour libérer non seulement

le prisonnier, mais aussi le geôlier ; pour montrer que nous devons faire confiance aux autres

afin qu'ils puissent nous faire confiance ; pour enseigner que la réconciliation n'est pas une

question d'ignorer un passé cruel, mais un moyen pour générer l'inclusion, la générosité et la vérité.

Il a changé les lois, mais aussi les cœurs. »


Barak Obama, le 10 décembre 2013, pour les funérailles de Nelson Mandela (extrait)

lundi 3 février 2014

Amour d'Henri(s)

"N'est-il pas dans ton cœur de femme
Un secret qui te fait rêver ?
N'est-il pas un regard de flamme
Que ton regard aime à trouver ?
Tu connaîtras la tendre frénésie
D'un cœur captivé sans retour ;
Qu'as-tu besoin de notre poésie,
Belle enfant, n'es-tu pas l'amour ?"

Henri DE BORNIER.

"En amour, les hommes pensent à l’avenir,
les femmes toujours un peu au passé."

Henri DUVERNOIS.
 
"J'ai été folle de ce garçon, et maintenant je ne peux plus le voir.
Comme les hommes changent ! "

                                                    Henri BECQUE.

Et n'oublie pas d'être heureux (C. André)

Christophe André: 

"Trouver un sens à ce que nous vivons"

Propos recueillis par , publié le

Grand défenseur de la thérapie comportementale, le psychiatre Christophe André publie ce 23 janvier Et n'oublie pas d'être heureux.

(...)

Aujourd'hui, les "pathologies du moi" ont remplacé les "névroses de culpabilité", disent vos confrères. A chaque époque ses troubles?
Absolument, les interactions entre psychologie, psychiatrie et société sont constantes. Prenez la psychanalyse. Elle s'est construite sur la modélisation de l'hystérie de conversion, incarnée par ces femmes que Charcot exhibait à la Salpêtrière et dont les problèmes psychologiques se traduisaient par des pseudo-cécités ou des pseudo-paralysies. Leurs troubles étaient typiques des sociétés très répressives, qui refoulaient les pulsions et les émotions, sur le modèle victorien.  
Quand le sexe s'est libéré et que la condition de la femme a évolué, ces modèles théoriques sont devenus moins opérants. Dans les années 1970, cette société répressive n'avait pas encore tout à fait disparu. Il fallait honorer sa place, être bon père, bon travailleur, ne pas décevoir les autres. Désormais, ce que mettent en avant les individus en consultation, c'est la non-reconnaissance : "Je n'ai pas été respecté au bureau", "mon conjoint s'est payé ma tête pendant des années"... 
Et n'oublie pas d'être heureux, par Christophe André. Odile Jacob, 400p., 23,90 €.
Et n'oublie pas d'être heureux, par Christophe André. Odile Jacob, 400p., 23,90 €.
 
Le défi est d'arriver non plus à "tenir sa place" mais à "trouver sa place"?
C'est cela. La souffrance est la même, mais elle s'exprime différemment. Prenez encore la question de l'estime de soi. Descartes en parle, Rousseau en parle, mais le sujet prend réellement de l'importance à partir des années 1980 avec le libéralisme, qui impose aux individus d'apprendre à se vendre. Auparavant, on n'avait pas besoin d'entretien d'embauche pour travailler puisque l'on passait toute sa vie au même endroit et que l'on connaissait tout le monde dans son environnement proche.  
La notion d'estime de soi n'était pas décisive dans une trajectoire existentielle, donc ne causait pas de souffrance. Il en va de même avec l'anxiété sociale, ou la timidité. A partir du moment où la performance sociale devient primordiale, il faut séduire - de nouveaux voisins, de nouveaux amis, de nouveaux collègues de travail, de nouveaux partenaires. Si on n'est pas persuadé d'avoir un minimum de valeur, les échecs peuvent mettre hors circuit. Chaque fois qu'une société change, elle révèle des souffrances ou des limitations, qui étaient silencieuses auparavant. 

Les thérapies comportementales et cognitives [TCC], dont vous êtes l'un des représentants, sont-elles plus adaptées que la psychanalyse aux maux de l'époque?
Je ne dirais pas cela ; opposer les deux est très français, d'ailleurs. Dans la plupart des pays, la psychanalyse s'est adaptée. Le problème est qu'en France elle s'est déconsidérée toute seule en se rigidifiant et en postulant qu'elle reposait sur des vérités éternelles. En Suisse ou en Belgique, elle est rentrée dans le paysage et figure aux côtés des autres thérapies - systémiques, comportementales, etc. Je suis ravi que toutes ces voies existent. 

Etre soi-même anxieux lorsqu'on soigne et que l'on écrit des livres pour les anxieux, est-ce une chance ou un boulet?
Une chance, si on fait ce qu'il faut ! Mes patients sentent que j'ai moi-même travaillé sur mes tendances anxieuses et dépressives, et cela les aide. Je n'hésite d'ailleurs pas à faire ce que l'on appelle de la " révélation de soi ", en consultation ou dans mes livres. Cette technique constitue un outil très puissant de soutien psychologique pour les patients, à condition de respecter deux conditions : la révélation doit être un ingrédient et non pas le composant principal du plat (la thérapie). Et il faut parler de soi seulement lorsque l'on sent que le patient en a besoin - s'il a l'impression qu'il ne peut pas avancer, ou qu'il est le seul à connaître les problèmes qu'il décrit. 

Quand on entend "psychologie positive", on pense à la méthode Coué, ou au slogan exaspérant des publicités - "Positivez!" En quoi est-elle plus subtile?
Emile Coué avait compris qu'une idée ressassée dans notre cerveau finit par avoir une influence profonde sur l'image que l'on a de soi. Mais sa méthode - se répéter des phrases positives - était un peu simpliste, même si elle marche pour partie. La psychologie positive regroupe un ensemble de techniques plus variées et plus fines, qui ont fait l'objet d'études précises. Le grand problème est que beaucoup de gens ont du mal à comprendre que des principes très simples peuvent être très efficaces. 
La clef, dites-vous, réside dans la répétition, l'effort et l'association des exercices.
Je prends souvent le modèle de la corde, composée de tout un tas de petits brins. Chaque brin, individuellement, est beaucoup trop léger pour soulever le poids de nos difficultés, mais tous les brins tissés ensemble deviennent très puissants. Un exemple : tous les soirs, pendant quinze jours, je vais prendre le temps de repenser à trois choses agréables qui me sont arrivées dans la journée, en respirant, en revoyant la scène, longuement. Après deux semaines, il se passera quelque chose en moi de bien plus fort que ce que je pouvais imaginer. 

Par quel mécanisme?
Les émotions négatives resserrent notre champ d'attention, puisque leur fonction évolutive consiste à nous focaliser sur les problèmes pour nous aider à les surmonter. Al'inverse, les émotions positives ont pour fonction évolutive de nous aider à trouver des ressources, elles ouvrent la focale attentionnelle en nous rendant capables de mieux regarder autour de nous et de trouver un sens à ce que nous vivons. En revanche, une personne déprimée ou qui a une trop faible estime de soi peut aller encore plus mal si elle passe trop tôt à la psychologie positive. Il faut d'abord avoir été capable de lutter contre ses idées négatives, par une thérapie et/ou des médicaments. 
(...)
Quel est le but de la psychologie positive? Nous rendre heureux?
Disons, un peu plus heureux, en évitant d'être inutilement malheureux. En théorie, la psychologie positive se concentre plus sur le développement de nos qualités et de notre bien-être, mais elle ouvre aussi beaucoup les yeux sur le rapport entre bonheur et malheur, étroitement liés. " Le bonheur n'est pas le but, mais le moyen de la vie ", disait Paul Claudel. On ne vit pas pour être heureux; en revanche, on vit grâce au bonheur. Si nous n'avions pas la possibilité de savourer des moments agréables et apaisants, tout en nous disant qu'une fois passés ils pourront se reproduire, nous ne supporterions pas cette vie d'animaux mortels ! 
"Tout commence par l'acceptation, écrivez-vous. Dire oui à la vie, dire oui aux soucis." Mais comment faire dans une société qui pousse à se protéger de tout : des intempéries, des rides, des aléas de la vie?
Le thérapeute, comme le philosophe, est là pour rappeler que toute existence comporte une part d'adversité et que chacun d'entre nous y sera confronté, un jour ou l'autre. S'il est important de se protéger, et d'essayer d'être heureux le plus souvent possible, il faut le faire dans un esprit réaliste. André Comte-Sponville définit bien ce que pourrait être l'idéal de la psychologie positive : "La sagesse, c'est le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité." 

Conclure un livre grand public traitant du bonheur par une réflexion sur sa propre mort, comme c'est le cas dans votre dernier ouvrage, est peu banal. Pourquoi ce choix?
Sans cette conclusion, le livre n'a pas de sens ! La façon la plus efficace d'accepter l'idée de la mort, c'est de rendre notre existence aussi dense que possible en étant nous-mêmes aussi présents que possible à ce que nous vivons. C'est l'essence même du carpe diem. La phénoménologie du bonheur, qui s'intéresse à la façon dont l'être humain le vit intérieurement, montre cela très bien : dans les moments heureux, la seule chose qui compte est ce qui est là, maintenant. Lorsque l'on est dans le présent, on est, d'une certaine façon, dans l'éternité. 

Article complet sur :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/christophe-andre-trouver-un-sens-a-ce-que-nous-vivons_1316400.html

samedi 1 février 2014

Body Scan

Bonjour,


J'ai rejoint, la semaine dernière, un groupe d'une douzaine de personnes pour suivre un programme en huit séances visant à apprendre la méditation de pleine conscience associée à la thérapie cognitive (MBSR - Mindfulness Based Stress Reduction ou réduction du stress basée sur la pleine conscience), suivant les préconisations de J. Kabat-Zinn.

"La Pleine consience (Mindfulness) signifie : diriger son attention d'une certaine manière, c'est à dire :
  • délibérément, 
  • au moment présent, 
  • sans jugement de valeur"
                                            Jon Kabat-Zinn (Où tu vas, tu es, 2005)

L'un des principaux exercices quotidien préconisé pour la première semaine est le "body scan" ou "balayage corporel", ce qui correspond à ce que l'on appelle en sophrologie une (lente et très détaillée) sophronisation de base (ou "lecture du corps" dans la sophrologie d'inspiration phénoménologique).  

Le rythme, l'ordre, sont différents de ceux utilisés en sophrologie : ici classiquement environ 45 min, en démarrant par les orteils gauches...

Voici les principales étapes que j'ai repérées :
  1. Volontiers allongé (il est possible de faire l'exercice assis), confortablement, les bras le long du corps (position des mains libres), jambes étendues, les yeux fermés (ou ouverts selon choix personnel)... Accueil de toutes les sensations (contacts, pression, poids du corps)...
  2. Nous portons attention aux mouvements au niveau de l'abdomen, à la respiration, différences de sensations à l'inspiration / l'expiration (pendant plusieurs respirations)...
  3. Rappel des objectifs : simplement prendre conscience de toutes les sensations, telles qu'elles sont, sans rechercher à obtenir quelque chose de particulier...
  4. Diriger notre attention au membre inférieur gauche avec une curiosité bienveillante. Renforcer la conscience de chaque partie du corps à l'inspiration (comme pour emplir le corps dans un mouvement descendant à l'inspiration, à partir des poumons), relâcher ou quitter la partie du corps à l'expiration (comme pour vider le corps dans un mouvement ascendant) avant de passer à la partie suivante. Il s'agit donc de garder la conscience de la respiration en arrière plan de manière continue. Commencer par arrêter l'attention pendant une dizaine de respirations (par ex.) sur les seuls orteils, idem / pied (entre orteils et talon), id. / talon, id./cheville, id./jambe (mollet), id./genour, id./cuisse...
  5. Procéder de même pour le membre inférieur droit (orteils, pied, talon, chevielle, jambe, genour, cuisse)...
  6. Idem pour le basssin...
  7. Le dos...
  8. L'abdomen, la respiration...
  9. Le thorax, la respiration...
  10. Les deux épaules (en même temps)...
  11. Le membre supérieur droit (plusieurs respirations sur chaque étape) doigts, mai, poignet, avant-bras, coude, bras...
  12. Même schéma pour le membre supérieur gauche...
  13. Le cou, la nuque...
  14. Le visage (muscles du visage, bouche, mâchoires, langue), toute la tête...
  15. Le corps comme un tout, toujours dans la conscience du souffle fluide (inspiration après expiration)...
  16. Terminer par une reprise progressive : mouvements des doigts, des pieds, etc.
Ressources audios (gratuites) : 
 Belles découvertes et... attention à l'endormissement !
 

Bonjour, Connaissez-vous la Thérapie d'ACT (en TCC) ? Voici une vidéo de 2 minutes sur laquelle je vous présente cette approche psych...